YOGI OU YOGINI

Pour la plupart des individus, la pratique du yoga est un plus pour la santé et le bien-être en général. Dans ce cas une pratique de deux à trois fois par semaine est suffisante. Pour autant, on ne peut pas nommer ces personnes “yogis” ou “yoginis”, mais simplement “pratiquants”, ce qui en soit n’est pas mal du tout, et tout à fait respectable, dès lors que le bien-être est atteint.

Cet art qu’est le yoga permet d’atteindre une connaissance de soi sur plusieurs niveaux : physique, émotionnel et mental.

Les yogis ou yoginis, eux, ont atteint un tout autre niveau, et pour beaucoup d’entre nous, cela ressemble plus à une philosophie qu’à un état de conscience. A notre époque comme à d’autres, les conditions sont toujours difficiles, et il faut une dose de courage énorme pour atteindre les objectifs du yoga. Il y a eu et il y a des yogis et yoginis, ce qui prouve que c’est réalisable, et c’est pourquoi les grands maîtres nous enseignent cet art.

C’est à partir d’un certain état de conscience, qu’on appelle encore « se libérer », que nous pouvons être nommés yogis ou yoginis. « Se libérer » soit, mais de quoi et pourquoi ?

Il faut une compréhension juste de ce que signifie « se libérer » pour pouvoir entreprendre une recherche, puis choisir une méthode, voire un maître capable de nous aider à atteindre ce but. Selon les méthodes, les explications et les techniques sont différentes. A notre connaissance, il existe traditionnellement cinq chemins possibles : la sagesse (ou connaissance), l’amour, la puissance, la joie et la beauté. Ces qualités sont indissociables : peut-on imaginer la sagesse sans les autres qualités et inversement ? Nos préjugés, nos conditionnements nous font considérer communément les yogis et les yoginis comme des ascètes, des saints hommes, des gourous entourés de leurs disciples. Même si cela se vérifie pour certains, comment peut-on les réduire uniquement à cette vision ?

La « libération » va bien au-delà de la forme, il s’agit d’un état intérieur qui ne souffre d’aucuns maux ni du « moi-je », ni du « j’aime » ou « j’aime pas », ni du « je voudrais » ; il y a une compréhension née de l’expérience directe d’une existence du soi hors du temps et du mouvement de l’humain conditionné par son époque, soumis à ses doutes, ses impulsions et toute la souffrance qui va avec. Quelle que soit la situation dans laquelle se trouve le yogi ou la yogini, rien ne peut mettre en doute l’expérience et l’acquisition de cette partie de soi.

Cette « libération » est-elle encore possible aujourd’hui ?

Beaucoup d’entre nous ne peuvent plus se contenter de « croire » ; nous voulons « savoir », et pour cela, il existe plusieurs chemins, mais une seule solution : « faire l’expérience ».

Nous connaissons le confort social et matériel, et nous payons pour cela. Sommes-nous prêts à payer de nos efforts, de notre temps, pour atteindre le confort intérieur ? Nombreux son ceux qui y sont parvenus et nombreux sont ceux qui y parviendront. Notre seul espoir ne suffit pas : la volonté, un peu de chance et de bonnes rencontres sont nos seuls atouts. Il y a au moins un devoir qu’il nous faut accomplir pour notre « confort intérieur » : vivre comme un « humain » conscient de soi, des autres et de l’endroit où nous sommes.

Il importe que chacun d’entre nous fasse ce qu’il lui est possible de faire et non pas d’attendre que les circonstances soient favorables.

Par Jean Louis et Francis Gianfermi
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